Le contexte et les objectifs
Après une période d’études et de concertation entre l’ensemble des parties prenantes, les accès français de la ligne nouvelle Lyon-Chambéry-Turin sont en phase d’enquête publique. Raccordée au futur tunnel international sous les Alpes, cette ligne nouvelle s’inscrit dans ce grand projet européen.
C’est après 20 ans consacrés aux études et à la concertation publique -entre les différentes parties prenantes et Réseau Ferré de France, le maître d’ouvrage-, que le projet termine sa phase d’études par une enquête publique, du 16 janvier au 19 mars 2012 inclus.
La concrétisation de ce projet de 140 km de ligne nouvelle pour la partie française, entre Lyon et Saint-Jean-de-Maurienne, est la réponse à de forts enjeux nationaux et européens.
Dépasser les limites des lignes actuelles
Les lignes existantes d’accès aux Alpes du Nord, dont la construction remonte au 19e siècle, n’offrent pas des conditions optimales pour le transport de marchandises et ne permettent pas de répondre à l’évolution du trafic voyageurs. Relancer l’attractivité du fer et favoriser le report modal de la route vers la voie ferrée, implique de développer et d’améliorer les performances du réseau.
Le projet soumis à l’enquête permet de répondre à plusieurs objectifs :
- Se donner une nouvelle ambition pour le fret ferroviaire
- Développer les autoroutes ferroviaires
- Poursuivre l’extension du réseau grande vitesse européen
- Rendre les Alpes du Nord accessibles à grande vitesse
- Améliorer les dessertes régionales
Un projet européen
Depuis 1996, la Commission et le Parlement Européens ont inscrit la nouvelle liaison ferroviaire Lyon-Turin comme un des 14 projets prioritaires de développement du réseau transeuropéen. Elle est ainsi de l’axe Keiv-Lisbonne.
Très récemment, le 19 octobre 2011, la commission européenne a préparé un nouveau « réseau central de transport ». La liaison Lyon-Turin y figure au sein du « corridor méditerranéen ».

Le corridor ferroviaire méditerranéen - source La Transalpine

