UN PROJET POUR PERMETTRE LE DEVELOPPEMENT DES ECHANGES


La liaison Lyon-Turin a pour objectif de permettre, grâce à la mise en œuvre progressive d’une ligne de nouvelle génération, un fort potentiel de développement du trafic ferroviaire.
Il s’agit de parvenir pour les marchandises à un net rééquilibrage entre le rail et la route sur l’ensemble de la traversée des Alpes, et d’améliorer les liaisons voyageurs, tant internationales que nationales et régionales.

Le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin, au service des trafics fret et voyageurs, a été défini progressivement depuis 1990. Des décisions importantes ont été prises en janvier 2001, en particulier en ce qui concerne le tracé de la Ligne à Grande Vitesse voyageurs Lyon - Sillon Alpin, le principe d’un tunnel fret sous le massif de la Chartreuse et la réalisation du tunnel franco-italien.
La volonté des gouvernements français et italien est de favoriser l’expansion des échanges tout en maintenant le trafic routier à un niveau proche de ce qu’il est aujourd’hui. Cela passe par une répartition plus équilibrée du trafic entre le rail et la route.



D’ici une vingtaine d’années, si le mode ferroviaire n’est pas encouragé par la réalisation d’une nouvelle liaison, près d’un million de poids lourds supplémentaire transiterait chaque année par la région Rhône-Alpes et les vallées alpines. La construction d’une nouvelle ligne ferroviaire à qualité garantie pour le fret est une réponse à ce défi tant économique qu’environnemental.

La localisation retenue pour la liaison Lyon-Turin permet d’intéresser des trafics fret et voyageurs à la fois nord-sud et est-ouest, tout en reliant deux métropoles et en desservant le Sillon Alpin. Elle est un maillon clé du corridor ferroviaire européen Lisbonne - Kiev. Ce projet prend ainsi tout son sens, à la fois pour l’Europe, la France et l’Italie, pour les Régions Rhône-Alpes et Piémont, ainsi que pour l’ensemble des territoires concernés.
Le report modal de la route vers le rail pour le transport des marchandises impose d’offrir des acheminements à qualité garantie pour le fret ferroviaire, ce qui passe, lorsque cela est nécessaire comme pour le Lyon-Turin, par des infrastructures nouvelles répondant à des impératifs de capacité et de qualité de service.